Un architecte d’origine Varoise, Christophe Jatareu-Conte, envisage d’installer une vaste île flottante dans la baie de Toulon. Il dit qu’il a obtenu la première entente et estime qu’il faudra 10 ans pour que le projet touristique soit complété.

Il y a déjà Palm Jumeirah et The World, deux immenses archipels artificiels créés en dehors de Dubaï, et un jour ils peuvent être rejoints par l’île de Provence, un projet un peu fou qu’un architecte français prévoit de construire dans la baie de Toulon (Var). Dans un entretien avec le quotidien Ouest-France, l’architecte varois Christophe Jatareu-Conte donne un compte-rendu détaillé de ses intentions. Cette zone, appelée « Île de Provence », couvrirait une trentaine d’hectares et serait consacrée exclusivement à des thèmes maritimes.

Une île artificielle hors du commun !

En effet, son inventeur espère voir un aquarium géant, des boutiques, des hôtels et des restaurants partiellement submergés, ainsi qu’un centre de plongée, découvrant la flore marine et même un centre de recherche et un collège de scientifiques marins pour former les plus jeunes écologistes.

Ce projet « mûrit depuis plus de 20 ans », selon le promoteur, et « permettrait à Toulon de gagner en visibilité mondiale et de passer d’un tourisme saisonnier à un tourisme annuel ».

Le projet fou d'une ile artificielle dans la Rade de Toulon

Allez plus loin : Sur le site de l’architecte Christophe Jatareu-Conte.

Contrairement à Dubaï, où les grandes îles artificielles étaient remplies de sable, cette partie s’écoule partiellement. Selon le concepteur, les principaux bâtiments résidentiels devaient servir de support pour le système de pieux enfoncés dans le sol, situé à une profondeur de 30 à 40 mètres sous l’île, et pour les barges flottantes. Bien que cette perspective puisse paraître lointaine, Christophe Jatareu-Conte explique qu’il a déjà obtenu l’approbation de la Préfecture marine.

Un objectif ambitieux !

Selon lui, une fois que tous les feux verts administratifs ont été obtenus, le projet peut prendre fin après dix ans de travail. Et s’il compte sur l’écologie pour ce projet, il en fera d’abord un atout économique pour convaincre les plus réticents. Cela met en évidence le potentiel de création de 6 000 emplois directs et d’amélioration du fonctionnement des commerces de Toulon (ce site en parle judicieusement).